Aime Simone au Montreux Jazz«Pour me connaître, il faut me voir une fois sur scène»
Le chanteur français Aime Simone surprendra, avec son live, ceux qui ne le connaissent qu’au travers l’écoute de son album «Oh Glory», le 6 juillet 2023 au Montreux Jazz.

Avant l’album «Oh Glory», Aime Simone a sorti «Say Yes, Say No», mixtape où les sonorités rock, punk, trap, reggaeton ou encore techno se croisaient brillamment.
ImagoAime Simone, découvert en 2020 avec le single «Shining Light», a dévoilé «Oh Glory» en mai 2023. Depuis la sortie de ce qu’il présente comme son véritable premier album, le Français qui reste discret sur son âge, connaît un succès monstre. Et, les prestations scéniques de l’artiste post-pop, qui a reçu le prix «Coup de Cœur» lors de «La chanson de l’année 2023» sur TF1 en juin, ne font que renforcer encore un peu plus sa célébrité. Le public du Lisztomania découvrira la bête de scène le jeudi 6 juillet 2023.
Si l’on vous dit: «Montreux Jazz Festival». Cela vous évoque quoi?
D’abord, j’imagine un endroit magique, un cadre exceptionnel avec le lac et les montagnes. Ensuite, je pense à l’équipe de ce festival qui est vraiment pointue dans les musiques qu’elle propose. Je trouve sa programmation éclectique et diverse très courageuse.
Jouer en festival, c’est un exercice qui vous plaît?
Dans les festivals, il y a une ambiance bon enfant, les gens sont très avenants et positifs. Il y a quelque chose de très festif, qui n’est pas exactement la même chose qu’en concert en tête d’affiche. Là, il y a la pression de proposer une vraie histoire, de faire entrer les gens en douceur, mais en profondeur dans ton album. En festival, l’exercice est complètement autre. Tu as très peu de temps pour convaincre. Il faut que cela envoie, que sa tape fort, qu’il y ait quelque chose de viscéral et de physique qui se passe en une cinquantaine de minutes.
Vos titres se prêtent-ils aux shows énergiques?
Je pense constamment à la scène quand j’écris mes chansons. C’est une obsession. Je ne compose pas pour la scène, mais je produis pour la scène. J’arrange notamment les choses dans l’écriture par rapport à ce que je peux chanter en live en termes de respiration. C’est important de trouver des moments où l’on peut récupérer son souffle, surtout pour moi qui saute partout. Pour me connaître, il faut me voir une fois sur scène. C’est sûr à 300% qu’écouter l’album ne suffit pas.
Vous préférez donc plutôt la scène que le studio?
J’aime les deux. Mais, j’adore, il est vrai, le contact avec le public. Être à la fois pris par l’adrénaline qui nous montre endurci et très confiant, et en même temps, vivre une sorte d’immense vulnérabilité face à des gens qui entrent dans ton univers est une dualité de sentiments qui est fantastique, qui me transporte.