Trump a gagné si vite qu'il n'y avait personne pour faire la fête

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Primaires républicainesTrump a gagné si vite qu'il n'y avait personne pour faire la fête

La salle où l'ancien président devait retrouver ses partisans, lundi soir dans l'Iowa, était encore vide, quand l'annonce de sa victoire a été faite. 

Le républicain est le grand favori des républicains dans cette primaire.

Le républicain est le grand favori des républicains dans cette primaire. 

AFP

Donald Trump a remporté une victoire nette et expéditive lors de l'ouverture des primaires républicaines, lundi, dans l'Iowa. L'agence AP a annoncé le triomphe de l'ancien président 31 petites minutes après le début du vote, tant son avance sur Ron DeSantis et Nikki Haley était marquée. Un dénouement si rapide, qu'il a pris tout le monde de court: dans certaines circonscriptions, les électeurs étaient encore en train d'écouter des discours et n'avaient même pas encore désigné leur candidat préféré. Furax, Ron DeSantis a accusé la presse de perturber le déroulement du vote.

À Des Moines, où Donald Trump devait fêter sa victoire avec ses partisans, la salle était encore vide à l'annonce du résultat, raconte le «Washington Post». Ni le milliardaire, ni aucun de ses admirateurs n'était encore arrivé sur place. Le barman n'était pas encore sur place et les bols de pop-corn disposés sur les tables vides étaient encore intacts. C'est finalement environ deux heures après l'annonce des résultats que Donald Trump a prononcé son discours, livrant un inhabituel appel à l'unité: «Que l'on soit républicain ou démocrate, libéral ou conservateur. Ce serait tellement bien si nous pouvions nous unir et redresser le monde», a-t-il lancé. 

«Nous ne devons pas redouter cette perspective»

Au lendemain de ce succès écrasant, le Premier ministre belge a estimé que l’Union européenne ne devait pas redouter un éventuel retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. «Si 2024 nous apporte à nouveau «America First» (l’Amérique d’abord), ce sera plus que jamais l’Europe seule face à elle-même», a déclaré Alexander De Croo, devant les députés européens. «Nous ne devons pas redouter cette perspective. Nous devons la saisir, en plaçant l’Europe dans une position plus solide, plus forte, plus souveraine et plus résistante», a-t-il ajouté.

Le retour du républicain à la Maison-Blanche inquiète les Européens, qui redoutent de le voir interrompre le soutien de son pays à l’Ukraine au moment où l’UE peine également à maintenir son aide militaire et financière à Kiev. Ils s’inquiètent également des conséquences de ce retour éventuel sur les négociations concernant la lutte contre le réchauffement climatique ou sur l’avenir du Moyen-Orient. Ce, en raison de la proximité de Donald Trump avec Benjamin Netanyahu, qui n’est pas favorable à une solution à deux Etats défendue par l’UE et Joe Biden.

(joc/afp)

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