Prune salée pour des fleurs vendues en libre-service

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ArgoviePrune salée pour des fleurs vendues en libre-service

Une fleuriste a été condamnée via ordonnance pénale pour avoir proposé ses compositions sur une étagère self-service, installée devant son magasin. Pour elle, la sanction est totalement démesurée.

Lena Stadler/ofu
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Manuela Achermann de Schmiedrued (AG) est encore sous le choc. La fleuriste de 39 ans doit s’acquitter de 1320 francs pour avoir proposé à la vente quelques fleurs et éléments de déco pendant le confinement. La mère de famille avait bel et bien fermé son petit magasin, comme ordonné par la Confédération, mais avait installé devant sa boutique une étagère permettant aux clients de se servir eux-mêmes. Du moins jusqu’au 3 avril, jour où la police est venue frapper à sa porte lui demandant de retirer son étagère.

Plus d’un mois plus tard, la trentenaire a reçu une ordonnance pénale du Ministère public argovien. Celui-ci l’a condamnée à une amende de 500 francs, à une peine pécuniaire avec sursis de 30 jours-amende à 70 francs tout comme à des frais de justice de 820 francs.

Pas de produits de première nécessité

Manuela Achermann est dépitée: «Personne, ni la Confédération ni le canton ni la commune, n’a su me dire si une vente en libre-service était interdite ou pas.» Pour l’Argovienne, 1320 francs sont une très grosse somme d’argent, qu’elle ne pourra en aucun cas payer en une seule fois. «Mon atelier n’est ouvert que deux jours par semaine. C’est davantage un hobby qu’une source de revenu.»

La police comme le Ministère public assurent de leur côté qu’il a été clair dès le départ qu’une vente en libre service était interdite pour les fleuristes dans la mesure où les fleurs ne sont pas des produits de première nécessité.

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