Conférence de presse du Conseil fédéral«Dans ce contexte, nous pensons déjà à 2023»
Le Conseil fédéral s'exprime après avoir consulté les cantons sur un nouveau train de mesures pour endiguer la pandémie. Alain Berset n'est, cette fois, pas accompagné du président Guy Parmelin.
Ton opinion
Le résumé du jour

C'est terminé
La conférence de presse a pris fin.
Nous vous remercions de l'avoir suivie en notre compagnie et vous donnons rendez-vous pour une prochaine fois. À noter que la semaine prochaine, aucune séance ordinaire du Conseil fédéral n'est prévue. Si une conférence de presse sur le thème du coronavirus venait à être agendée, cela ne signifierait rien de bon.
On espère donc vous retrouver le plus tard possible et nous vous souhaitons un joyeux Noël d'ici là. À bientôt.
La Suisse a du retard, mais tant mieux!
Virginie Masserey indique une nouvelle fois que, comparativement à d'autres pays que l'on observe de près, la Suisse a «deux semaines de retard» par rapport au développement d'Omicron. Le Royaume-Uni et le Danemark sont les plus «avancés», hélas pour eux, puisque les contaminations y augmentent à un rythme assez affolant. «Ce retard en Suisse est assez heureux, ça nous permet d'anticiper ce qui peut se passer ici», dit-il.
Pas d'exception dans les hôtels
Les hôtels eux-mêmes ne sont pas concernés par la 2G et peuvent accueillir les clients non-vaccinés. Par contre, il n'y aura pas d'exception pour les restaurants qui s'y trouvent. Les clients des hôtels devront se plier à la 2G pour les restaurants et bars des établissements.
Les mesures en image

L'exclusion
Ceux qui refusent de se faire vacciner et qui n'ont pas attrapé le Covid seront dès lundi exclus de toutes sortes de lieux. «Que leur dites-vous?» demande un journaliste. «Quelle serait l'alternative? renvoie Alain Berset. L'alternative, ce serait de fermer ces lieux pour tout le monde», dit-il, estimant que cela serait injuste envers ceux qui se sont fait vacciner et qui présentent un risque de contamination réduit.
Après-ski sans danger
Des questions sont posées sur les stations de ski. Alain Berset mentionne les cas de foyers d'infection notamment dans les fameux Après-Ski. «Ce problème est résolu avec le certificat Covid», dit-il. Les règles imposées aux établissements ou autour des rassemblements doivent là aussi réussir à limiter les risques.
Où es-tu, Omicron?
La Suisse séquence environ 2000 échantillons de tests par semaine pour détecter avec quels variant sont infectés les cas positifs. C'est plus que nombre d'autres pays, estime Virginie Masserey. Actuellement, environ 2% des cas sont estimés être dûs au variant Omicron.
Trop de tests tue les tests?
On va donc désormais contraindre certains vaccinés et guéris à se faire tester pour avoir accès à certains lieux. Les capacités en tests suffiront-elles? C'était en effet la crainte de certains cantons lors de la consultation. Alain Berset constate qu'il y a souvent des adaptations de l'offre par rapport à la demande.
Les Britons dans les stations
Une journaliste fait remarquer que la France restreint fortement les arrivées depuis le Royaume-Uni, où Omicron déferle. La Suisse, elle, les rend plus faciles. «On sait que les Britanniques aiment venir skier en Suisse en hiver, ne craignez-vous pas des clusters?».
«La règle vaccinés et guéris est aussi valable pour les Britanniques», répond Alain Berset, qui estime que les règles sur notre territoire en plus de l'obligation de présenter un test négatif à l'entrée en Suisse doivent limiter les risques.
Un nouveau vaccin?
Y aura-t-il un nouveau vaccin qui sera spécifique à Omicron? «Durant les deux mois qui arrivent, on n'aura pas d'alternative en terme de vaccin. Nous n'aurons à disposition que ceux que nous connaissons actuellement», dit le ministre. «On va devoir passer l'hiver avec ce qu'on a à disposition». Mais les producteurs de vaccin travaillent à des adaptations.
Le communiqué du Conseil fédéral indique par ailleurs que 14 millions de doses supplémentaires (7 millions Pfizer, 7 millions Moderna) et que ce sont «les plus actuels» qui seront livrés.
Petite note négative: Alain Berset indique que «nous pensons déjà à 2023» dans ce contexte.
Parole à l'OFSP
«La protection contre l'infection symptomatique et contre l'infection diminue assez vite dans les mois qui suivent la vaccination complète en ce qui concerne le variant Omicron», dit Virginie Masserey. «On a beaucoup appris sur Omicron cette semaine», dit-elle.

Saleté d'Omicron
Alain Berset le dit: si Omicron n'était pas venu jouer les trouble-fête, ce durcissement n'aurait peut-être pas été nécessaire pour venir à bout de Delta. D'autant que le risque de ré-infection de personnes qui sont déjà passées par la case Covid est probable. S'il est beaucoup plus contagieux, même s'il est un peu moins grave, il peut rapidement faire déborder les hôpitaux.
Trop gentil?
Une journaliste fait remarquer que le communiqué du Conseil fédéral indique que les soins intensifs sont occupées par des patients Covid à un point plus élevé que jamais. Du coup, pourquoi ne pas prendre des mesures encore plus strictes que celles de l'année passée? L'espoir repose sur la vaccination, rappelle Alain Berset. La 3e dose peut aider. «On espère que cela suffira», dit-il.
La 3e dose bien accessible
Alain Berset rappelle encore une fois: le délai entre la 2e et le 3e dose est réduit à quatre mois. Cela veut dire que tous ceux qui ont reçu leur 2e dose à fin août ou avant peuvent prendre rendez-vous. Ainsi, ils éviteraient de devoir passer par un test de dépistage avant d'aller en boîte.
On vous remet le résumé
Dès lundi, seuls les vaccinés et les guéris (2G) pourront entrer dans les restaurants, musées, fitness et lieux qui exigent actuellement le certificat Covid
Pour les boîtes de nuit, bars, piscines et lieux où on ne peut ni consommer assis ni porter le masque, les vaccinés et guéris devront en plus se faire tester, sauf si leur vaccination ou guérison date de moins de quatre mois
Le télétravail est à nouveau rendu obligatoire
Les rencontres privées seront limitées à 10 personnes si un convive n'est pas vacciné. Si tous le sont, la limite est fixée à 30 en intérieur, 50 en extérieur
Les règles d'entrée en Suisse sont allégées. Les tests antigéniques sont désormais acceptés pour entrer; les vaccinés et guéris sont exemptés du deuxième test à réaliser en Suisse
Le Conseil fédéral recommande aux hôpitaux de repousser les interventions non urgentes
Retour de la gratuité des tests de dépistage qui donnent accès au certificat Covid dès demain samedi
Le Conseil fédéral a commandé 14 millions de doses de vaccin supplémentaires pour 2022
Le tacle
Alain Berset a terminé. On passe aux questions de la presse. «Omicron va plus vite que la Confédération», tacle directement un journaliste. Alain Berset nie être en retard. «On ne va pas faire du cinéma, arriver très vite avec des mesures pour dire qu'on a fait quelque chose», dit-il. Il faut prendre les mesures au moment où elles sont nécessaires.
Ouvrez les fenêtres!
C'est désormais un refrain: en plus du triptique «distance, hygiène des mains et masques», la consigne est agrémentée du nouveau «aérez!». On sait en effet que le virus se transmet beaucoup par aérosols, et il est donc nécessaire d'aérer fréquemment les pièces où se rencontrent les gens. Il fait froid dehors, certes, mais c'est utile, rappelle le ministre.
Et ça change encore
Les règles d'entrée en Suisse sont également modifiées. Désormais, un test rapide antigénique (datant de moins de 24h avant l'entrée) sera accepté pour entrer en Suisse. De plus, les vaccinés et les guéris seront exemptés du deuxième test qui était à réaliser entre le 4e et le 7e jour après l'arrivée.
Auf Deutsch
Alain Berset passe à l'allemand pour nos compatriotes d'Outre-Sarine. Il annonce le retour de la gratuité des tests qui donnent accès au certificat Covid. La mesure entre en vigueur dès demain.
Exit les urgences
Le Conseil fédéral recommande fortement aux hôpitaux de reporter les opérations non urgentes. «Nous n'avons pas la base légale pour faire plus», dit Alain Berset, qui fait mention de ce qui s'était produit en mars 2020, moment où la Suisse se trouvait encore en «situation extraordinaire» et où le Conseil fédéral avait pu ordonner ces reports.
Noël en comité réduit
Comptes savants: maximum 10 personnes si un convive n'est pas vacciné. Attention: les enfants sont comptés dans les dix personnes, mais ils ne comptent pas comme une personne non-vaccinée. En d'autres termes: si une personne de plus de 16 ans n'est pas vaccinée ou guérie, c'est dix personnes maximum, enfants compris. Si tous sont vaccinés, on peut monter jusqu'à 30 personnes.
Vite, un booster
Alain Berset annonce qu'il sera désormais possible de recevoir sa 3e dose seulement quatre mois après la 2e.
Les mesures
Le ministre passe aux nouvelles mesures édictées, qui visent à «éviter les fermetures». Les restaurants seront confrontés à la règle des 2G, comme attendu. Encore plus strict: dans certains lieux comme les boîtes de nuit, même les vaccinés et guéris devront faire un test si leur vaccination ou guérison remonte à plus de quatre mois.