ValaisRixe à Monthey: deux participants repasseront devant la justice
Le Tribunal fédéral a admis les recours de deux hommes qui avaient été condamnés par le Tribunal cantonal du Valais suite à agression survenue en avril 2017 devant un bar à Monthey.

La victime de l’agression avait reçu des coups de poing et de couteau.
DRDeux des participants à la rixe qui s’était déroulée le 21 avril 2017 devant un bar de Monthey (VS) devront repasser devant la justice valaisanne. Le Tribunal fédéral a admis leurs recours dans un arrêt publié lundi.
La bagarre avait eu lieu dans la nuit du 21 avril 2017 devant un bar de Monthey. Après une altercation dans l’établissement, neuf jeunes gens avaient passé à tabac un jeune employé de la commune. Celui-ci avait reçu des coups de poing et de couteau, notamment.
Le premier recourant avait été condamné à 4 ans et demi de réclusion, 20 jours-amendes et à l’expulsion par le Tribunal cantonal du Valais en mars 2020. Il avait été reconnu coupable de tentative de meurtre, rixe, dommages à la propriété, injures, menaces et délit contre la loi sur les armes. Les juges lui reprochaient en particulier d’avoir remis le couteau qui avait servi à asséner des coups à la victime au cours de la bagarre.
Contrairement à leurs collègues valaisans, les juges fédéraux ont estimé que le recourant ne pouvait pas prévoir comment le couteau serait utilisé par l’auteur des coups. S’il pouvait prévoir que l’arme serve à occasionner des lésions corporelles, il n’avait pas d’intention d’homicide à l’égard de la victime.
La condamnation pour tentative de meurtre est donc annulée et la cause renvoyée à la justice cantonale. Celle-ci devra juger l’intéressé pour lésions corporelles simples au moyen d’une arme.
Pas de décision commune
Le second recourant avait été reconnu coupable de lésions corporelles simples avec une arme, rixe et contravention à la loi sur les stupéfiants. Il avait écopé d’une peine de 30 mois, dont 18 avec sursis, ainsi que d’une amende de 500 francs.
Dans le même arrêt, la Cour pénale a admis partiellement son recours. Elle a estimé que, si la bagarre était préméditée et que le second recourant savait qu’un couteau pourrait être utilisé, il ne peut pas être associé à une décision commune portant sur une telle arme. Dans ces conditions, la justice valaisanne ne pouvait pas le condamner pour lésions corporelles simples au moyen d’une arme en tant que coauteur. (arrêt 6B_366 et 404/2020 du 17 novembre 2020)