Royaume-UniSes mensonges gravissimes ont poussé des hommes à bout
Une jeune femme de 22 ans fera de la prison pour avoir faussement accusé des individus de viol, de violences et de traite d’être humain. Certaines de ses victimes ont tenté de se suicider.

La Britannique a écopé de 8 ans et demi de prison.
FacebookEleanor Williams, 22 ans, passera huit ans et demi derrière les barreaux pour avoir porté de fausses accusations aux conséquences dévastatrices. C’est ce qu’a décidé, lundi, la Cour de la Couronne de Preston (ouest de l’Angleterre). En janvier dernier, la jeune femme avait été reconnue coupable de neuf chefs d’accusation de «détournement du cours de la justice».
Il est reproché à la Britannique d’avoir fait une série d’allégations graves concernant plusieurs hommes entre 2016 et 2020, rapporte la BBC. Dans un texte publié en mai 2020 sur Facebook et partagé plus de 100’000 fois, Eleanor Williams a raconté avoir été battue, violée et victime de traite d’être humain.
La jeune femme a partagé des photos montrant ses blessures, alors qu’elle s’était au préalable procuré un marteau pour se défigurer elle-même. Des images de vidéosurveillance l’attestent. Parmi ses énormités inventées, la Britannique a affirmé avoir été forcée à aller à Ibiza, où elle aurait servi d’esclave sexuelle. Elle a également raconté avoir dû travailler dans un bordel à Amsterdam puis avoir été vendue aux enchères.
Durant le procès, les victimes d’Eleanor – dont certaines ont été incarcérées – ont évoqué les conséquences que ses mensonges ont eues sur leur existence et leur santé mentale. Certains accusés ont raconté avoir tenté de mettre fin à leurs jours.
«Je porte toujours les cicatrices à ce jour (…) J’ai reçu d’innombrables menaces de mort sur les réseaux sociaux venant de gens à travers le monde», a raconté Mohammed Ramzan, un entrepreneur britannique. Les enquêteurs ont découvert qu’à l’époque où elle était censée être aux Pays-Bas avec un agresseur présumé, la carte bancaire de celui-ci avait été utilisée dans un hôtel de Barrow, dans l’ouest de l’Angleterre.
Ils ont par ailleurs pu établir qu’au lieu d’être retenue par un prétendu agresseur à Blackpool, elle avait en fait pris une chambre d’hôtel toute seule et avait passé son temps à regarder des vidéos sur son téléphone. Dans une lettre adressée au juge, l’accusée a notamment écrit: «Je ne dis pas que je suis coupable, mais je sais que j’ai fait quelque chose de mal à quelque part et je suis désolée.» L’avocate de la défense a déclaré que sa cliente maintenait ses allégations. Eleanor Williams purgera la moitié de sa peine derrière les barreaux et bénéficiera ensuite d’une libération conditionnelle.
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