Genève«Si le TCS ôtait des arceaux à vélo, il se ferait massacrer»
Une élue de l’Exécutif municipal aurait dit oui à une action militante illégale. La polémique enfle.

Le 22 juin dernier, des activistes avaient éventré des places de parc aux Pâquis.
20 minutes / R. BaudrazAvis de gros temps pour Frédérique Perler. Lundi, la RTS a affirmé que la conseillère administrative de la Ville avait autorisé par oral l’action militante de mercredi passé aux Pâquis: deux associations avaient attaqué le bitume au marteau-piqueur pour réclamer de la verdure. Pis, les services de la Verte auraient tuyauté les activistes pour leur éviter de toucher une conduite.
La droite tempête. Un temps calmés par le dépôt de plainte de l’Exécutif, PLR, UDC et MCG ont exigé, mardi, des explications et, si les faits se vérifiaient, la démission de la Verte. «Les magistrats sont élus pour faire respecter la loi. S’ils se placent au-dessus, ça ne va pas aller», peste le conseiller municipal Eric Bertinat (UDC). Le Centre, lui, veut d’abord comprendre, mais hausse le ton. «La justice doit se pencher sur l’affaire, plainte retirée ou pas, réclame Alain de Kalbermatten. Si le TCS ôtait des arceaux à vélo, il se ferait massacrer.»
Même Ensemble à Gauche, via Christian Zaugg, juge le cas «embarrassant. L’action est illégale. Je crains l’effet boomerang: demain, le MCG fondera peut-être une police parallèle aux Pâquis.» Les Verts et le PS, qui veut le retrait de la plainte, attendent, eux, de la transparence, mais plaident «la présomption d’innocence» (Joëlle Bertossa, PS). Car l’écologiste Omar Azzabi l’assure: «Les affirmations de la RTS sont partielles.»
L’Exécutif ne parlera que ce mercredi. Le Conseil municipal tiendra une séance extraordinaire la semaine prochaine.