Skander Vogt à Bochuz: les dernières images

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DocumentaireSkander Vogt à Bochuz: les dernières images

En mars 2010, le corps sans vie d'un détenu est extrait d'une cellule du quartier de haute sécurité de la prison. Dans le cadre d'une enquête, la TSR diffusera des images inédites.

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Après avoir mis le feu à son matelas et à des habits en signe de protestation contre le refus de lui fournir une radio, Skander Vogt a fini par mourir asphyxié. Considéré comme un homme violent et dangereux, il avait 30 ans.

L'émission de la TSR «Zone d'ombre» du 2 février 2011 revient sur la nuit de ce drame et tente de dresser la liste des dysfonctionnements qui ont provoqué cette issue tragique. Les services d'intervention ont mis près de deux heures avant de lui porter secours.

Témoignage de la soeur de Skander

La plainte pour homicide par négligence, déposée par sa soeur Senda Vogt, qui témoigne durant cette émission, a abouti à un non-lieu le 30 décembre 2010. Un recours a été déposé en janvier 2011.

«Pour raconter la mort de Skander Vogt, nous avions accès à l'excellent rapport du juge Rouiller, mais aussi aux images des caméras de la prison et aux conversations téléphoniques de la police qu'on trouve… sur Internet», a expliqué, au magazine «TéléTop», le journaliste William Heinzer qui a mené l'enquête avec Léo Bagnoud.

«En revanche, nous n'avons pas obtenu l'autorisation de filmer les scènes avec un acteur dans la prison de Bochuz. On les a tournées dans un sous-sol de la TSR. De plus, quelques personnes ne nous ont pas parlé parce que l'instruction était en cours, et si le chef du Service psychiatrique pénitentiaire vaudois était prêt à témoigner, sa hiérarchie le lui a interdit » poursuit-il.

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