Un outil pour dénoncer les mauvais comportements

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CFFUn outil pour dénoncer les mauvais comportements

Un code QR à scanner à bord de certains trains invite depuis janvier les passagers à signaler tout comportement inapproprié. But: augmenter la sécurité des voyageurs. 

Le cas de cette femme en train de fumer dans un wagon pourrait être signalé via le code QR.

Le cas de cette femme en train de fumer dans un wagon pourrait être signalé via le code QR. 

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Depuis début janvier, on trouve dans les trains grandes lignes entre Genève et Zurich - via Bienne et en partie jusqu'à Rorschach - des codes QR à scanner. Ceux-ci invitent les passagers à signaler anonymement tout «comportement inapproprié» via leur téléphone portable. Il s'agit d'un outil que testent les CFF jusqu'à fin mars.

Il doit permettre de rendre visibles les incidents liés à la sécurité que les voyageurs vivent, selon la porte-parole Jeannine Egi interrogée par l'Aargauer Zeitung ce jeudi. Les CFF cherchent ainsi à affiner leur vision de la situation, optimiser les mesures de prévention et planifier plus efficacement leurs ressources de sécurité, comme la police des transports, explique-t-elle.

Le code QR ne remplace pas l'appel d'urgence

Qu'est-ce qui peut être signalé concrètement? Le bruit, le vandalisme ou toute forme de harcèlement ou de nuisance. Ce qui peut aller des supporters de foot qui font du grabuge à un passager qui se masturbe en passant par le voyageur trop insistant auprès d'une jeune femme ou un retraité raciste qui fait des remarques désagréables. 

Mais attention: le code QR renvoie sur un formulaire de signalement. Il ne remplace pas l'appel d'urgence dans les situations de détresse aiguë et ne sert pas non plus à porter plainte. En cas de souci, les voyageurs doivent continuer d'appeler la police des transports. 

À noter que depuis décembre, les incidents survenus dans les trains où il n'y a pas de code QR peuvent également être signalés via un formulaire en ligne. Les CFF n'ont pas encore de chiffres à communiquer.

L'exemple de Zurich

La ville de Zurich a lancé un instrument similaire en 2021, avec l'outil en ligne «Zurich regarde», qui permet de signaler les cas de harcèlement sexuel, sexiste, homophobe et transphobe, sans pour autant remplacer une plainte ou la police. Et il fonctionne très bien. En effet, entre mai 2021 et fin décembre 2022, plus de 1400 signalements ont été déposés. Rien qu'au cours des huit premiers mois, 250 signalements de harcèlement dans les transports publics ou dans les gares avaient été reçus. La ville de Berne s'y est mise également.

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