EPFLUn propulseur de robots pour explorer les grottes lunaires
Un étudiant de l’EPFL a conçu un exosquelette devant servir à lancer des robots d’exploration dans les tunnels qui se cachent sous la surface de la lune.
Elles ont été découvertes il y a une dizaine d’années, mais aucun astronaute ne s’y est encore risqué. Des grottes inexplorées se cachent à une centaine de mètres sous la surface de la Lune. Les agences spatiales veulent envoyer des robots pour visiter ces cavités, qui pourraient constituer des bases de replis pour les êtres humains. «Sur la surface de la Lune, il fait 150 degrés la journée et moins 150 degrés la nuit, alors que dans les tunnels la température est de moins 30 degrés et il n’y a pas de radiation», affirme Lucas Froissart, un étudiant de la Faculté des sciences et techniques de l’ingénieur de l’EPFL.
Durant son master en génie mécanique, ce dernier a décroché un stage à l’agence spatiale japonaise. En six mois, il devait concevoir un mécanisme capable de propulser six robots explorateurs, semblables aux ballons utilisés en gymnastique rythmique, dans les tunnels lunaires. Situation sanitaire oblige, il n’a pas pu se rendre à Tokyo. C’est donc dans un laboratoire de l’EPFL qu’il a travaillé.
Des centaines d’essais pour y arriver
Après divers calculs, Lucas Froissart est arrivé à la conclusion que pour simuler des conditions semblables à celles sur la Lune, il lui fallait lâcher son exosquelette à une hauteur de 20 mètres sur la Terre. Et c’est sur un chantier à côté de l’EPFL, celui de la RTS, qu’il a trouvé le lieu idéal. Avec l’accord du maître d’œuvre, il s’est servi d’un échafaudage pour réaliser des centaines d’essais et finalement atteindre son objectif. Selon lui, l’agence spatiale japonaise s’est montrée enthousiaste et a décidé d’approfondir son idée. «On la retrouvera peut-être d’ici à quelques années sur la Lune», se réjouit-il.
Lucas Froissart, qui a toujours voulu travailler dans le domaine spatial, a récemment trouvé un emploi dans la construction de satellites et de coiffes de fusées à Zurich. «C’est mon expérience avec l’agence spatiale japonaise qui m’a permis de décrocher cet emploi», estime-t-il.