Vincent Dedienne«On m'a proposé d'être Mister météo»
Vincent Dedienne passe par la Suisse pour son spectacle. L'occasion d'évoquer son arrivée dans «Quotidien» sur TMC.
C'est le 8 novembre 2016 à Bienne (BE) que l'humoriste de 29 ans présentera son premier spectacle, «S'il se passe quelque chose». Un one-man-show assez différent de ce qu'il fait dans «Quotidien» chez Yann Barthès, mais tout aussi drôle et percutant.
Vous étiez dans «Le supplément» sur Canal +. Pourquoi avoir rejoint TMC et «Quotidien»?
C'était la même équipe de production et j'aime beaucoup travailler avec elle. Elle me fait me sentir en sécurité, surtout le producteur Laurent Bon.
Canal + vous a-t-elle fait des propositions avant de vous laisser partir?
Oui! Chez Thierry Ardisson, dans «Le tube», chez Daphné Bürki, et même Mister météo au «Grand Journal», mais la télé n'est pas mon premier métier. Je ne voulais pas faire autre chose, sauf si c'était avec la même production.
Quitter la chaîne qui a vous révélé au grand public n'a-t-il pas été difficile?
Si, un peu. Mais pendant ces deux années passées là-bas, j'ai eu très peu de contact avec la chaîne. Je travaillais depuis chez moi, et on enregistrait «Le Supplément» dans les locaux indépendants.
Dans «Quotidien», vous faites une revue de presse décalée. Qui l'écrit?
Moi, avec l'aide de trois copines comédiennes. Elles ne sont pas toujours toutes là, mais ensemble, on écrit une chronique en un jour. J'ai une grande liberté, Yann Barthès découvre le texte en direct, ça rend la chose plus dynamique.
Vous n'hésitez pas, parfois, à tirer un portrait très décalé du politicien juste à côté de vous...
Oui, et c'est parfois pénible (rires). Nathalie Kosciusko-Morizet n'arrêtait pas de me couper, de lire mon texte, ça enlevait le rythme! Mais je le ferai moins, parce que ça ressemble trop aux bios interdites que je faisais dans «Le Supplément». Je préfère faire une revue sur quelque chose ou quelqu'un qui n'a rien à voir avec l'invité présent, c'est plus amusant.
De quoi parle votre spectacle «S'il se passe quelque chose»?
C'est un autoportrait. Ce n'est pas du tout une déclinaison de ma chronique. On y retrouve toutefois mon humour. J'aime que les gens ne savent pas trop ce qu'ils vont voir. En général, ils sont surpris en bien. Là, je parle de moi, mon enfance, l'adoption, des chagrins d'amour. J'ai pris les choses les plus intimes pour parler aux maximum des gens.
Votre venue sur TMC, cette rentrée, a-t-elle eu un impact sur votre public?
Oui! Quand je vais dans de petites villes, je remarque que les gens ne regardaient pas Canal +, mais qu'ils regardent TMC. Ça me permet de remplir les salles, d'ajouter des dates, et ça c'est génial.
Pensez-vous déjà à un deuxième spectacle?
Oh non, je n'en suis pas encore là! Après celui-ci, je vais déjà refaire du théâtre. M'approprier un texte me manque. Mais peut-être qu'un jour, je referai un spectacle seul.