Mais allô quoi! T'es gamer et t'as pas «GTA V»?

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Jeux vidéoMais allô quoi! T'es gamer et t'as pas «GTA V»?

Un braqueur, un escroc et un déséquilibré écumant la Californie sont les héros du 5e opus de la franchise «Grand Theft Auto». Le test.

Ce nouvel épisode offre quelques surprises aux habitués, dont la présence de trois personnages charismatiques: Michael, un ancien braqueur désabusé par le rêve américain, Franklin, un jeune escroc aux dents longues, et Trevor, un déséquilibré. Le trio fait équipe pour une série de crimes allant du trafic de drogue au meurtre en passant par des braquages dans un univers où Los Santos, version superbement modélisée de Los Angeles, constitue leur principal terrain d'(ex)action(s). C'est «la chasse au dollar tout puissant dans une Californie du Sud réinventée», résume le studio créateur, Rockstar Games.

Comme à l'accoutumée avec cette licence, outre les missions à accomplir, le joueur peut aller et venir dans la ville et s'amuser: chasse, tennis, virées en voiture de sport, en jet-ski, en hélicoptère ou en avion, accompagnés de conversations «colorées». On peut même y suivre des cours de yoga...

Une jouabilité bien pensée mais un peu molle

On peut lui reprocher un gameplay un peu lourd dans les fusillades, une visée assistée «de trop» (ndlr: que l'on peut heureusement désactiver) et un contrôle approximatif des véhicules, mais ces critiques sont rapidement balayées par la richesse du jeu de l'année. Rockstar a soigné son bébé jusqu'au moindre détail. En effet, il faut savoir que le développement à lui seul aurait mobilisé quelque 300 personnes durant 5 ans. Des centaines de milliers de photos de Los Angeles ont été analysées et le casting comprend même d'anciens gangsters. Et les amateurs de musique ne sont pas oubliés car «Grand Theft Auto V» inclut 240 chansons sur 14 radios, lesquelles sont accompagnées de 2 radios «talk show». A souligner également l'excellent travail d'écriture des dialogues et des scénarios, souvent relégués au second plan dans les blockbusters. C'est le petit plus qui fait de «GTA V» un grand jeu.

«GTA Online» en octobre

Début octobre, Rockstar Games ajoutera une pierre à l'édifice avec «GTA Online», une nouvelle fonctionnalité qui donnera la possibilité aux possesseurs de «Grand Theft Auto V» de prolonger la durée de vie du jeu en affrontant d'autres joueurs en ligne.

Dans une société où la liberté se réduit comme peau de chagrin au nom de la sécurité, le politiquement incorrect «GTA V» offre une vraie bouffée d'air frais à des joueurs avides de sensations fortes et de dialogues savoureux.

la bande-annonce de «GTA V»:

(adi/afp)

«GTA V» sur mobile

Actuellement disponible sous iOS, l’application iFruit se présente comme une extension du titre autorisant le joueur d’interagir avec sa partie lorsqu’il n'est pas devant sa console. Cette dernière permet surtout de modifier l'apparence des véhicules et de créer des plaques d'immatriculation personnalisées. Un autre point fort de iFruit consiste à s'occuper de Chuck, le chien de Franklin. Il est possible de lui donner à manger et de l'entraîner, ce qui le rendra encore plus fort lors des missions, selon generation-nt.com.

PS3, Xbox 360. Rockstar Games. Multi.

Age Pegi: 18 ans.

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Un budget pharaonique

Le coût de sa création est estimé à plus de 250 millions de francs par la presse, soit un budget comparable à celui des blockbuster hollywoodiens. Une moitié étant dévolue au développement et l'autre au marketing.

(adi)

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