GenèveGénocide arménien: pas de mémorial près de l'ONU
A une voix près, le Parlement genevois a refusé jeudi une motion demandant de faire fi des pressions politiques visant à empêcher l'édification des «Réverbères de la Mémoire» près de l'ONU.

La Confédération avait contesté l'emplacement choisi par la ville de Genève, près du siège des Nations Unies.
Fruit d'un concours international lancé par la ville de Genève, le monument devait prendre place au Bastion Saint-Antoine. A la suite de la découverte d'un site archéologique à cet emplacement, la Municipalité a décidé que le mémorial devait être érigé dans le parc du Musée de l'Ariana, proche de l'ONU.
«Le Conseil d'Etat genevois a reconnu le génocide arménien en 2001, le Parlement fédéral en 2003. Il est de notre responsabilité d'aller de l'avant avec ce projet vieux de cinq ans», a plaidé le député PDC Guy Mettan. De même, François Lefort, des Verts, a dénoncé les «pressions diplomatiques» et le «grand mécontentement de la Turquie» destinés à empêcher l'édification du monument.
Pour le PLR, l'UDC et le MCG, Genève doit rester neutre. «L'Arménie contemporaine doit retrouver un dialogue avec son voisin turc pour sa survie économique», a avancé Patrick Saudan, du PLR.
Le président du gouvernement, François Longchamp, a assuré que ce n'est pas la nature du monument qui est contestée, mais son emplacement: en tant qu'Etat hôte, le Conseil fédéral a demandé au Conseil d'Etat d'assurer la neutralité de la Genève internationale. Il a indiqué que le Canton, qui doit délivrer l'autorisation de construire, discutait avec la Ville sur d'autres emplacements. (ats)