GenèveLa Suisse n'extradera pas l'autonomiste catalane
Mardi, le porte-parole de l'office fédéral de la justice a indiqué que le code pénal helvétique interdisait de renvoyer en Espagne Anna Gabriel.

L'ancienne députée catalane Anna Gabriel, membre du CUP, parti pro-indépendance de la Catalogne.
Keystone/EPA/Paco CamposLa Confédération n'a pas l'intention d'extrader en Espagne Anna Gabriel. Cette ancienne députée catalane, membre du parti CUP (candidature d'unité populaire), s'est réfugiée à Genève alors que devait débuter ce mercredi son procès pour rébellion. La justice espagnole devait formuler une demande d'extradition ce même jour. Mardi soir, le porte-parole de l'office fédéral de la justice, Folco Galli, a indiqué au journal «Le Temps» qu'a priori, la Suisse refuserait d'accéder à cette requête visant l'autonomiste catalane. Il a expliqué que «selon toute vraisemblance», c'est un délit politique qui lui serait reproché. Or, d'après le code pénal suisse et la Convention européenne des droits de l'homme, aucune forme d'aide judiciaire ne peut être accordée pour ces motifs.