Geert Wilders voit Marine Le Pen présidente en 2017

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Congrès du FNGeert Wilders voit Marine Le Pen présidente en 2017

Le Front national (FN) a réuni samedi lors de son congrès à Lyon sept alliés européens. L'immigration et l'euro ont été les principales cibles des interventions.

Geert Wilders, le chef du Parti pour la liberté (PVV, islamophobe), a déclaré pour sa part voir en Marine Le Pen la «prochaine présidente de la France».

Geert Wilders, le chef du Parti pour la liberté (PVV, islamophobe), a déclaré pour sa part voir en Marine Le Pen la «prochaine présidente de la France».

Parmi les invités du parti lors du rassemblement lyonnais de samedi, Andreï Issaïev, responsable du parti pro-Kremlin Russie Unie, et Geert Wilders, le leader nationaliste néerlandais qui voit Marine Le Pen présidente de la France en 2017.

«Notre Europe, c'est celle qui va de l'Atlantique à l'Oural et non de Washington à Bruxelles», a déclaré d'emblée Marine Le Pen, la présidente du FN. Son parti, qui affiche des positions pro-Russie, a conclu en septembre dernier un prêt de 9 millions d'euros avec une banque de Russie.

«Les immigrés clandestins dehors»

M. Issaïev a salué en russe «l'amitié multiséculaire» de la France et de son pays, vanté les «valeurs traditionnelles» et dénoncé les sanctions «ni avantageuses pour nous ni pour vous» dont Moscou fait actuellement l'objet de la part notamment de Bruxelles.

Parmi les intervenants à Lyon, le Néerlandais Geert Wilders, le chef du Parti pour la liberté (PVV, islamophobe), a déclaré pour sa part voir en Marine Le Pen la «prochaine présidente de la France».

«Tout comme vous, nous ne voulons pas que des étrangers viennent dans notre pays et nous disent qu'ils sont maîtres chez nous. Nous disons: mettez les criminels, les djihadistes, les immigrés clandestins dehors», a lancé M. Wilders sous les applaudissements et les «On est chez nous» du public frontiste.

Référence aux armées arabes du 8e siècle

Egalement présent à Lyon, Hans-Christian Sträche, le président du FPÖ autrichien, s'est inquiété des «menaces auxquelles est actuellement confronté notre continent: en 725, les armées arabes ont pillé Lyon dans leur avancée et aujourd'hui certains se déchaînent en Syrie», a-t-il dit.

Etaient aussi présents Matteo Salvini, président de la Ligue du Nord italienne, Krasimir Karakachanov du VMRO (formation ultranationaliste bulgare), Philip Claeys (vice-président du Vlaams Belang flamand) et Jiri Janecek du parti tchèque Ok Strana.

A Strasbourg, Marine Le Pen n'a toujours pas réussi à former un groupe au Parlement européen, alors qu'elle s'était fixée comme objectif d'y parvenir avant la fin de l'année. La coordination des partis d'extrême droite y compte cinq membres officiels, mais il faut sept nationalités différentes pour constituer un groupe.

Manifestation en marge du congrès

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans l'après-midi à Lyon contre la tenue du congrès du FN. Elles répondaient à l'appel d'organisations antiracistes, de partis de gauche et de syndicats. Mais la manifestation a tourné court après l'irruption de deux à trois cents casseurs cagoulés qui s'en sont pris à des commerces et du mobilier urbain, entraînant une intervention de la police.

Le congrès du FN doit s'achever dimanche avec un discours de Marine Le Pen. Le parti d'extrême droite français a le vent en poupe dans les sondages, qui le placent pour l'instant en tête des intentions de vote à la présidentielle de 2017, devant la gauche plombée par les mauvais résultats de la politique de François Hollande et la droite empêtrée dans un combat des chefs. (ats)

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