FribourgBrillante percée dans le domaine du solaire
Les chercheurs de l'Université de Fribourg ont créé une cellule solaire plus efficace à base de pérovskites.

Ces nouvelles cellules permettront de grandes avancées pour les énergies renouvelables. (photo d'illustration)
KeystoneLes chercheurs de l'Institut Adolphe Merkle (AMI), de l'Université de Fribourg, ont accompli une percée en mettant au point un nouveau type de cellules solaires à pérovskites. Il s'agit d'un matériau énergétiquement très efficace.
Ces cellules sont plus stables et plus efficaces que celles de la précédente génération, a indiqué jeudi l'Université de Fribourg. Elles ont fait d'ailleurs l'objet d'une publication dans la prestigieuse revue Science, le même jour.
Les cellules solaires à pérovskites représentent l'une des technologies les plus prometteuses dans le domaine de l'énergie photovoltaïque. Leur efficacité n'a cessé d'augmenter depuis bientôt une décennie, précise le communiqué.
Perspectives énormes
Les perspectives sont donc immenses, relève l'Université de Fribourg dans son résumé. Une condition s'impose toutefois: que les chercheurs parviennent à surmonter leur instabilité notoire.
Le méthylammonium constitue en effet la force et la faiblesse des cellules à pérovskites. Cette molécule organique, tout en conférant aux cellules solaires une très haute efficacité énergétique, les fragilise sensiblement, en raison de sa volatilité et de sa sensibilité à la chaleur.
Ces défauts apparaissent plus que rédhibitoires pour des cellules solaires. En remplaçant ces molécules de méthylammonium par des éléments inorganiques, Michael Saliba, chef de groupe à l'AMI, a démontré qu'il est possible de corriger le défaut intrinsèque des pérovskites tout en conservant leur rendement énergétique.
Utilisation commerciale
Selon lui, il s'agit d'un «immense pas» en vue d'une utilisation commerciale. «Ce nouveau type de pérovskites est capable d'absorber davantage de lumière, ce qui en améliore le rendement et donc la rentabilité», poursuit Michael Saliba.
Et, «pour couronner le tout, ce matériau peut s'appliquer sur des substrats flexibles, mais aussi sur le toit des voitures ou sur les façades des bâtiments», se plaît-il à relever. A ses yeux, il y a là une véritable solution pour un approvisionnement en énergie renouvelable. (nxp/ats)