L'immunité varie selon le sexe et l'âge

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SciencesL'immunité varie selon le sexe et l'âge

Les personnes âgées et les femmes possèdent plus d'anticorps contre la plupart des antigènes.

Les chercheurs ont exploré l'impact potentiel des variations génétiques humaines sur l'immunité.

Les chercheurs ont exploré l'impact potentiel des variations génétiques humaines sur l'immunité.

Keystone

Exposé à des infections, le système immunitaire réagit différemment suivant les individus. Des chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) expliquent que certains facteurs sont particulièrement importants comme l'âge et le sexe. Mais ce ne sont pas les seuls.

Les personnes âgées et les femmes possèdent ainsi plus d'anticorps contre la plupart des antigènes, indique mardi l'EPFL. Certaines variations génétiques sont également en partie responsables des différences dans les réponses immunitaires observées chez des êtres humains en bonne santé.

Cette réaction, appelée réponse humorale, diffère d'un individu à un autre. Selon les scientifiques, comprendre quels sont les déterminants de cette variabilité pourrait par exemple permettre d'améliorer l'efficacité des vaccins ou mieux comprendre les maladies auto-immunes.

Facteurs génétiques

Dans le cadre de cette recherche menée avec l'Institut Pasteur, les réponses humorales de mille personnes aux infections et vaccins courants ont été examinées. Outre des facteurs non génétiques, des critères génétiques ont été étudiés.

Les chercheurs ont exploré l'impact potentiel des variations génétiques humaines. Ils «ont montré que la force de la réponse contre le virus d'Epstein-Barr et la rubéole dépend de variations dans la région des gènes de l'antigène leucocytaire humain, qui contient l'information nécessaire à la fabrication des protéines impliquées dans la reconnaissance des antigènes étrangers», peut-on lire dans le communiqué.

Première étape

Cette étude se veut un premier pas vers une prise en charge médicale davantage individualisée dans le secteur. «Pour combattre les maladies infectieuses et auto-immunes, nous devons mieux comprendre la variation de la réponse immunitaire chez les personnes en bonne santé», résume Jacques Fellay, en charge du laboratoire responsable de cette recherche à l'EPFL. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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