Caïds à l'école primaire: la direction appelle à l'aide

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Bienne (BE)Caïds à l'école primaire: la direction appelle à l'aide

Bagarres, incivilités, harcèlement: une poignée d'ados pourrit la vie d'un établissement. Il tire la sonnette d'alarme.

Francesco Brienza
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Francesco Brienza

«Des événements négatifs se sont déroulés. (...) Ils ont plongé l'école dans une atmosphère pénible pour une bonne partie des élèves et pour le corps enseignant.» Ces jours, les parents d'élèves du collège du Marché-Neuf ont reçu un courrier alarmant de la part de la direction. Insultes, bagarres, attroupements, harcèlement: les conflits sont tels que la direction a, de son propre aveu, eu «du mal à les gérer». Raison pour laquelle elle a mis en place des mesures urgentes.

Auteurs déjà condamnés dans le passé

Cet exercice de transparence a eu le don d'inquiéter. «Les mots utilisés sont graves, réagit le papa d'un élève de 7 ans. C'est angoissant, surtout dans une école primaire!» Son enfant n'a, a priori, rien subi. Mais l'homme compte bien demander des comptes: «Si la situation dégénère, c'est que l'encadrement est insuffisant.»

Une poignée d'ados âgés de 11 à 13 ans sont à l'origine des ennuis. «Ils ont tous déjà été condamnés par la justice des mineurs et sont suivis par des structures sociales, indique le Directeur municipal de la formation Cédric Némitz. Une enquête judiciaire est en cours, et des mesures sont envisagées, allant jusqu'à l'exclusion de l'école.»

Mais il reconnaît: «Cette lettre n'était pas une bonne idée. A la lire, on croirait qu'il y a la guerre civile! Or ce n'est pas le cas.» La directrice de l'établissement abonde: «Nous maîtrisons la situation dans les classes, relève Joseline Stolz. C'est surtout avant et après l'école qu'il y a des problèmes. Les parents doivent donc aussi prendre leurs responsabilités.»

Des mesures provisoires qui vont durer

Depuis la rentrée et jusqu'à nouvel ordre, de nouvelles règles s'appliquent au Marché-Neuf. Les parents sont priés de ne pas envoyer les enfants à l'école plus de 10 minutes avant la sonnerie. A la sortie, plus question de traîner dans la cour. Les pauses de l'après-midi sont désormais surveillées comme celles du matin. Et des patrouilleurs du SIP (Sécurité, Intervention, Prévention), en uniforme, lutteront contre les incivilités dans la cour de l'école en fin de journée.

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