VaudNyon met la pression sur les dealers
La Ville s'attaque au marché de la drogue sur son territoire. Les actions de police seront intensifiées.
La municipale de police Elisabeth Ruey-Ray est déterminée. A force de «volonté et de persévérance», les trafiquants finiront par partir. «On va tenir» a-t-elle assuré, mercredi, en annonçant le lancement d'une opération policière d'envergure. Preuve de cette ténacité, la Ville n'a pas fixé de calendrier. Les mesures sont prévues «sur le long terme».
Prévention, patrouilles pédestres et cyclistes, dénonciations systématiques: les forces de l'ordre communales mobiliseront toutes leurs ressources pour «mettre la pression sur les dealers». Des opérations spéciales avec la police cantonale sont aussi au programme. Sur le terrain, le travail a déjà commencé: les agents ciblent les sites sensibles et les habitudes des trafiquants avec l'aide de la population.
«Ce marché à ciel ouvert dérange et désécurise», poursuit Elisabeth Ruey-Ray. Selon elle, le trafic de stupéfiants a éclaté au grand jour lors de l'ouverture d'un abri pour migrants, en 2009. Si le lieu est désormais fermé, les dealers n'ont pas disparu. «Nous avons identifié une quinzaine de trafiquants présumés, indique Christian Gilgen, commandant ad interim de la police communale. Ce sont des gens attribués à des centres de requérants de la région.» Pour tenter de les contrer, des interdictions de fréquenter le territoire nyonnais ont déjà été promulguées. Mais «c'est une procédure insatisfaisante. Tant qu'ils ne sont pas incarcérés, ils reviennent», souffle la municipale.