Donner 1000 francs à tout ceux qui se font vacciner?

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«Prime au vaccin»Donner 1000 francs à tout ceux qui se font vacciner?

Pour inciter la population à se vacciner contre le coronavirus, un professeur d’économie propose de donner un billet violet à chaque personne qui tend son bras. L’OFSP mise plutôt sur l’information.

Un billet de 1000 francs: c’est la «prime au vaccin» que propose un professeur d’économie de l’université de Zurich.

Un billet de 1000 francs: c’est la «prime au vaccin» que propose un professeur d’économie de l’université de Zurich.

Stevan Bukvic

Alors que la vaccination a déjà débuté dans certains cantons de Suisse, un professeur d’économie de l’université de Zurich propose de donner mille francs à chaque personne qui choisit de se faire vacciner. «Ainsi, nous atteindrons plus facilement le seuil nécessaire pour atteindre l’immunité collective», explique-t-il à nos confrères de 20 Minuten.

Helmut Dietl, c’est son nom, affirme que la Suisse pourrait ainsi faire «d’une pierre deux coups», à savoir éradiquer le virus tout en redonnant du pouvoir d’achat aux citoyens. Il suggère de diviser cette «prime au vaccin» en deux parties, par exemple avec 250 francs distribués lors de la piqûre, puis les 750 restants une fois que l’objectif de vaccination dans le pays aura été atteint. «Ainsi, ceux qui sont déjà vaccinés tenteront de convaincre les autres de le faire», détaille l’Alémanique.

Selon les calculs de l’économiste, une telle opération coûterait quelques 5,3 milliards de francs, et ce en considérant que le vaccin soit efficace à 90%. «Une très belle somme», sourit Helmut Dietl.

«Les antivaccins doivent assumer»

Accorder des avantages aux personnes vaccinées, Philippe Nantermod (PLR/VS) n’y serait pas opposé. Dans une interview publiée mardi dans 24 heures et la Tribune de Genève, le conseiller national fustigeait la lenteur de Berne dans le processus de vaccination.

Et soulignait au passage que «les antivaccins doivent assumer. Ils ne peuvent pas, telles des bombes bactériologiques, se balader où ils veulent et contaminer des gens qui n’ont rien demandé».

Informer avant tout

Président de la commission fédérale pour les vaccinations (CFV), le médecin Christoph Berger se dit peu convaincu par la méthode de la carotte et du bâton. «Le plus important à présent, c’est d’informer la population. La campagne de vaccination vient de débuter et les gens ont besoin de temps pour réfléchir à la question et prendre leur décision».

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé le lancement d’une campagne d’information pour la vaccination, qui commencera jeudi. «Toute personne doit prendre une décision librement et pour cela, elle doit être bien informée», a déclaré Adrian Kammer, chef de la section Information sanitaire et campagnes.

La vaccination débutera au niveau national le 4 janvier. Dans un premier temps, seules les personnes à risques seront vaccinées. De petites actions de vaccination ont déja lieu dans certains cantons. Elles permettront d’acquérir de l’expérience dans la logistique, mais aussi d’en faire profiter des personnes vulnérables, détaille l’OFSP. À Genève, les autorités ont annoncé mardi que les premiers vaccins seront administrés dès lundi prochain, tout comme Fribourg, Neuchâtel et le Valais.

(dgr/lph)

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