Marine Le Pen inéligibleJordan Bardella: «On est loin d’être morts»
Le président du Rassemblement national a estimé mardi matin que tout serait fait pour empêcher son parti d'arriver au pouvoir, mais que la bataille n'était pas terminée.

«On prive des millions et des millions de Français de leur candidate naturelle et légitime à l’élection présidentielle», s'insurge Jordan Bardella.
AFPLe président du Rassemblement national (RN) a dénoncé mardi «la tyrannie des juges» au lendemain de la condamnation de Marine Le Pen. Au micro de Cnews/Europe 1, Jordan Bardella a qualifié les magistrats de «juges rouges», car «on a le sentiment que ça se tourne souvent contre un camp politique plutôt que contre un autre». Une référence aux affaires Fillon et Sarkozy. Le président du RN a cependant condamné «les menaces, les injures ou les insultes» à leur égard.
«Tout sera fait pour nous empêcher d’arriver au pouvoir», a-t-il avancé. Jordan Bardella a fait un parallèle entre «le climat» en France et la Roumanie, où le candidat d’extrême droite a été privé d’une victoire potentielle par l’annulation de l’élection présidentielle. Il a annoncé «l’organisation ce week-end de distributions de tracts et mobilisations pacifiques», car «nous ne sommes pas des fachos (...), nous sommes des gens raisonnables».
«Nous sommes totalement innocents dans cette affaire et, en dépit de cela, on prive des millions et des millions de Français de leur candidate naturelle et légitime à l’élection présidentielle», a clamé Bardella. «Pour l’instant, on ne passe pas à autre chose et on ne passera pas à autre chose», a-t-il martelé. «On est loin d’être morts», a répété le président du RN, «promettant d’utiliser toutes les voies de recours».
Bardella, qui pourrait être le candidat de son parti à la présidentielle, si la cour d’appel ne revenait pas sur le jugement du tribunal, a promis une «loyauté totale» à Marine Le Pen, car il a «une dette envers elle». La leader du parti «va continuer d’occuper un rôle qui va être un rôle de tout premier plan. Et nous allons continuer à deux, en binôme, main dans la main, à avancer dans l’intérêt du pays», a assuré le politicien de 29 ans. Les deux dirigeants vont continuer à travailler «en ticket», un «ticket qui n’a pas vocation à s’arrêter», a-t-il encore précisé. «Nous avons commencé ce travail à deux et nous le finirons à deux», a-t-il conclu.