Blaise Bersinger«À la télé, j’adore tout ce qui peut être des contraintes»
Dès le 15 novembre 2023, Blaise Bersinger montera sur scène dans La Revue de Lausanne tout en poursuivant «Ça joue» sur la RTS en plus de toutes ses autres activités.

Blaise Bersinger, 32 ans, rêve de se produire en Suisse alémanique.
À la VoletteCela faisait deux ans que Blaise Bersinger, que l’on a entendu dans «Footaises» et vu dans «Bon Ben Voilà», n’avait pas montré son visage dans La Revue de Lausanne. S’il n’a pas cessé d’écrire pour ce spectacle, il a préféré s’atteler à d’autres projets. Le voici de retour dans «Caisse rapide», à voir dès le 15 novembre 2023 au Centre culturel des Terreaux, dans la capitale vaudoise.
Qu’est-ce qui vous a motivé à remonter sur scène dans La Revue de Lausanne?
Je me demande davantage pourquoi j’ai fait une pause que pourquoi je reviens. J’ai arrêté parce que je voulais faire d’autres trucs. De l’écriture jusqu’à la dernière représentation de La Revue, on bosse dessus de juin à janvier. Quand on est un artiste et qu’on a d’autres projets, ça nous empêche un peu de les faire.
Cette année, vous assumez également la direction artistique du spectacle. C’est quoi la touche Blaise Bersinger?
Je ne saurais la décrire. Il y a un peu plus de mon style dans la globalité du spectacle. Je pense que c’est un peu plus absurde, avec des partis pris un peu plus risqués. On fait une chorale par exemple.
Parmi vos autres activités, il y a la présentation du jeu «Ça joue» depuis maintenant trois saisons sur la RTS. Avez-vous envie de continuer?
Oui. Normalement, une quatrième saison est prévue. J’aimerais bien en tout cas. J’ai beaucoup de plaisir à faire ça. Je pense que c’est le job que j’ai toujours voulu faire sans le savoir. J’ai tout de suite été très à l’aise avec les concepts de caméras, de prompteur, de fiches avec des scores, d’oreillette. J’adore tout ce qui peut être des contraintes. Et les deux personnes avec lesquelles j’écris (ndlr: Julien Doquin de Saint Preux et Benjamin Décosterd) sont super.
La télévision est pourtant de moins en moins regardée et son public vieillit.
Je suis complètement d’accord et c’est pour ça que je profite. Ce n’est pas un plan de carrière ni mon activité principale. Maintenant, des jeux existent sur YouTube et sur Instagram et le concept ne meurt pas. C’est d’ailleurs le cas pour toutes les émissions. Cela dit, si l’objectif de «Ça joue» était de rajeunir l’audience de la RTS, ça marche.
De nombreux humoristes romands ont tenté leur chance à Paris. Vous y pensez?
J’ai longtemps crié sur tous les toits que ça ne m’intéressait pas. Je crois toujours que je n’en ai pas besoin. Beaucoup ont ouvert la voie, mais Yann Marguet m’a montré qu’on pouvait y aller, être complètement vaudois et soi-même. J’avais peur de devoir me trouver un mode international pour jouer à Paris. Récemment, j’ai fait pour la première fois douze minutes de stand-up dans un comedy club là-bas en me disant que je faisais comme si j’étais à Lausanne et ça s’est très bien passé. Maintenant que je me dis que ça peut fonctionner pour moi, ça m’intéresse un peu plus. Mais je ne travaille pas en ce sens.
«Caisse rapide»
Avec Florence Annoni, Blaise Bersinger, Laura Guerrero, Garance La Fata, Dominique Tille et Raphaël Vachoux
Dès le 15 novembre 2023, Centre culturel des Terraux, Lausanne
Informations et billets: revue-lausanne.ch