Fin de la restructurationMigros a vendu sa dernière filiale, Mibelle, à l'Espagnol Persán
Persán va reprendre l'ensemble du personnel et des installations de Mibelle Group en Suisse et dans d'autres pays, annonce le géant orange, lundi.

Le groupe Mibelle passe en mains espagnoles.
Tamedia AG/URS JAUDASLa restructuration du groupe Migros, annoncée début février 2024, touche à sa fin. Après la vente de ses filiales melectronics, SportX, Hotelplan, Interhome ainsi que Micasa, c'est au tour du Mibelle Group de changer de main. En effet, la multinationale espagnole Persán, spécialisée dans l'entretien de la maison et les soins corporels, a racheté la dernière enseigne à vendre du géant orange, annonce ce dernier, ce lundi.
Persán va reprendre l'ensemble des 1400 collaborateurs et installations du Mibelle Group en Suisse, en France, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, aux États-Unis et en Australie, indique Migros, qui ne divulgue pas le montant de la transaction. Seule la filiale sud-coréenne du Mibelle Group, Gowoonsesang Cosmetics Co, ne fait pas partie du lot. Elle avait été rachetée en décembre par L'Oréal.
Avec cette acquisition, l'Espagnol va devenir «l'une des plus grandes entreprises au monde dans le domaine des marques de distributeur et de la fabrication en sous-traitance, avec plus de 3000 employés et un chiffre d'affaires supérieur à 1 milliard d'euros», précise Migros. Le groupe déclare avoir trouvé ainsi «un partenaire qui permettra au Mibelle Group de poursuivre sa croissance internationale de ces dernières années».
Les marques Migros restent
Le géant orange rappelle toutefois que les marques propres produites par Mibelle seront toujours disponibles dans ses commerces, à savoir «Handy», «I am» ou «Zoé». Des contrats de long terme ont été conclus avec le Mibelle Group pour les segments «Home Care», «Personal Care» et «Nutrition», qui permettent de garantir que Mibelle demeurera un fournisseur stratégique important, précise le géant orange.
Pour rappel, le groupe Migros a plus que doublé son bénéfice en 2024 grâce à la vente de ses filiales notamment. Mais malgré ce résultat, près de 40'000 coopérateurs ont quitté l'entreprise, a-t-on appris dimanche. C'est la première perte du genre de son histoire.